Les mots tarifés

Vous avez sûrement remarqué, à la télé, à la radio dans les quotidiens, on parle de moins en moins de littérature. Certains groupes ou personnes sur les réseaux sociaux tentent tant bien que mal de compenser le vide laissé par les médias traditionnels (radios — télés — quotidiens).

Sous prétexte qu’ils sont débordés que leur PAL (pile à lire) s’accumule, les quelques rares «vrai» critiques qui subsistent, refusent catégoriquement de lire un auteur autoédité, d’ailleurs, pour éviter cette «étiquette péjorative», beaucoup d’auteurs choisissent le terme, «auteur autonome». Ça ne change rien, mais bon…

L’autre jour, je regardais un film «Les illusions perdues», dont l’action se déroule en France en 1814-1815 soit pendant «la Restauration» de la monarchie après l’Empire napoléonien. On y apprend que les éditeurs achetaient la critique pour un auteur (150FR), critique souvent exercée sans avoir lu le livre. Ce qui fait dire au personnage principal :

– Pourquoi un critique littéraire devrait-il lire mon roman, cela risque fort d’influencer son jugement?

Il y a plein d’auteurs(es) qui deviennent des auteurs autonomes, parce que le monde de l’édition est devenu hyper sélectif. Si vous n’êtes pas une personnalité publique, une vedette de la télé, il est pratiquement devenu impossible d’être publié à moins d’écrire un sacré chef-d’œuvre, et encore…

De nos jours, on nous parle toujours des mêmes auteurs (tant mieux pour eux), mais laisse-t-on la place à de nouvelles voix?

J’en arrive à me demander si nous ne devrons pas songer à revenir aux tactiques postnapoléoniennes pour avoir un peu d’attention. Et vous, à titre d’auteur(e) ou lecteur(trice) qu’en pensez-vous?



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