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Entrevues

 

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9 août 2025 · 

L’invité du samedi : Pierre Laflamme

Pour son roman : La lumière et les cendres

J’ai beaucoup de respect pour notre invité, surtout au vu de cette magnifique carrière. Jugez-en plutôt, Pierre Laflamme Auteur Romancier a travaillé pendant plus de 35 ans, dans le marketing pour des maisons de distribution cinématographique (on citera United Artists, France Films), puis dans les relations internationales à Radio‑Canada et enfin à Télé‑Québec où il a supervisé les revenus autonomes. À sa retraite, il se consacre pleinement à l’écriture et aux voyages, notamment en Égypte. 

Biographie

Pierre Laflamme est né le 8 février 1946 à Montréal, il a étudié le marketing au CÉGEP Édouard‑Montpetit à Longueuil, puis les communications à l’Université du Québec à Montréal, il a exercé pendant environ 35 ans dans le domaine du marketing de la distribution cinématographique. À la retraite, il dédie son temps à l’écriture, aux voyages (France, Egypte, Italie, Espagne, République Tchèque, Autriche, Mexique, Slovaquie, États-Unis, etc.) et à la lecture. Ses romans lui valent d’excellentes critiques. Le sang des cailloux, se méritant en France le prix spécial du jury Fondcombe 2007.

 

Résumé du roman

L’action se déroule au printemps 2013, en plein tumulte post-révolution égyptienne de 2011. Le peuple retourne sur la place Tahrir pour contester le pouvoir de Mohamed Morsi. Tandis que ce climat politique instable ravive les tensions régionales. L’histoire suit Fadilah et sa professeure Aïcha, liées par une amitié profonde depuis leurs études. L’intrigue les entraîne du Caire à Amman, en passant par Téhéran dans une course effrénée pour éviter une guerre déclenchée par des forces idéologiques et politiques opposées. Nous assistons à la montée des tensions culturelles et politiques : tension entre islamisme radical et aspirations modernes, exploration de fondamentalismes et de leur impact sur la vie des individus. Dans ce roman apparaissent de grands questionnements personnels, sur l’identité féminine, le choix de ne pas se marier dans un régime patriarcal, la quête de vérité sur soi-même à travers le contexte géopolitique. La lumière et les cendres est un thriller géopolitique et intime où le destin individuel de deux femmes se joue dans l’urgence d’un Moyen-Orient en pleine crise. 

 

L’entrevue :

Échos littéraires : Pierre Laflamme bonjour et merci d’avoir accepté notre invitation. La Lumière et les Cendres est un roman très touchant et sensible. Comment naît une histoire comme celle-ci ? Est-ce d’abord un voyage, une image, un lieu, un personnage ?

Pierre Laflamme : Le roman La lumière et les cendres est la suite du roman le sang des cailloux. En 2007, ma conjointe et moi sommes partis en voyage en Egypte, nous avions tous les deux beaucoup d’attirance pour ce pays. C’était aussi à l’époque où Ben Laden et son gang faisaient les manchettes des quotidiens pour de mauvaises raisons. Nous sommes revenus enchantés de notre voyage qui nous a permis de découvrir une autre culture et, chaque fois que je regardais les informations, je me disais que tous les musulmans n’étaient pas des terroristes. Je me questionnais à savoir comment un garçon, puis un homme pouvaient être entraînés sur le chemin de la violence. Je ne suis pas quelqu’un de particulièrement croyant et pratiquant, mais j’ai toujours eu beaucoup de respect pour ceux qui croient en Dieu, Allah, etc. À condition de ne pas imposer ses croyances par les armes. J’ai donc entrepris des recherches pour comprendre le cheminement de ces « soi-disant » soldats de Dieu et j’en suis arrivé à penser qu’il y avait une histoire à raconter qui souvent n’avait rien à voir avec ce que les quotidiens ou les bulletins d’information nous racontaient pour faire du sensationnalisme. La plupart des journalistes étaient mal informés et racontaient n’importe quoi. Écrire un roman m’est apparu comme une façon de corriger le tir… pour ceux qui le liraient éventuellement. Pendant l’écriture, est survenu le soulèvement du peuple contre le gouvernement Moubarak, qui créait un contexte de roman incroyable. J’ai d’écrit des scènes avec des images en direct de la place Tahir sur le deuxième écran de mon ordinateur. La lumière et les cendres est donc la suite du Sang des cailloux, qui racontait l’histoire de Faysal. Elle s’est imposée avec le renversement du gouvernement Morsi. Avec La lumière et les cendres, j’ai pensé qu’il fallait raconter Fadilah, qui croit en un islam des lumières (on parle plus souvent des hommes que des femmes arabes.), ainsi que la suite et les conséquences de la révolution de 2011. Que devenait Fadilah alors qu’elle réalise que la brigade Salâh Ad-Dîn à laquelle avait adhéré Faysal menace de déclencher une guerre sur tout le Moyen-Orient ? À qui en parler, vers qui se retourner, si ce n’est son amie Aïcha ! Et qui est véritablement Aïcha ?

Échos littéraires : L’œuvre se distingue par ses incursions dans le symbolisme égyptien, qui est bien loin des clichés. Vous parlez beaucoup de la richesse de la culture islamique. C’est un sujet que vous connaissez très bien, comment vous est venu cet attrait pour l’islam ?

Pierre Laflamme : Comme je l’ai dit précédemment, je respecte les croyances des autres, mais connaissant très peu l’islam, j’ai effectué des recherches pour comprendre les rituels et je me suis aperçu qu’il y avait beaucoup de similitudes entre les chrétiens (catholique) et l’islam. J’ai donc tenté de faire ressortir ces similitudes pour démontrer que le judaïsme, l’islam et les chrétiens avaient beaucoup de lieux communs. Depuis l’adolescence, j’ai toujours été fasciné par la civilisation égyptienne et l’histoire des pharaons. Je ne pouvais écrire un roman sur l’Égypte sans le teinter de son riche et monumental passé culturel.

Échos littéraires : Au moment de partir à la retraite, vos camarades vous ont dit que vous alliez vous ennuyer. Non, vous avez alors répondu, car vous alliez écrire des romans. Comment se sont passés ces 18 ans, depuis votre retraite ? Est-ce que vous vous êtes ennuyé ?

Pierre Laflamme : Non pas vraiment, je n’ai pas le temps. J’ai toujours un projet en tête, voyage ou écriture. Dans les temps libres, je joue au golf ou fais des randonnées à vélo. L’hiver dernier, j’ai traduit en anglais les trois romans qui, en anglais portent les titres : THE BLOOD OF STONES - THE LIGHT AND THE ASHES et GOD’S FORGOTTEN ONE pour LES OUBLIÉS DE DIEU qui raconte l’odyssée de deux hommes et d’une femme qui fuient la dictature de l’Erythrée, pays de la corne d’Afrique pour atteindre l’Europe à travers le Sahara.

Échos littéraires :  Le titre est très évocateur. Pourquoi avoir choisi La lumière et les cendres ? Qu’est-ce que ces deux images opposées représentent pour vous ?

Pierre Laflamme : Le titre émane d’un constat général qui fait dire à Fadilah au cours d’une discussion avec son amie Aïcha : « Les islamistes pensent jeter la lumière sur le monde, mais, en réalité, ils ne laissent que des cendres sur leur passage. » Ce qui est pratiquement toujours le cas, sous prétexte d’islamiser, ils provoquent des guerres et sèment le désarroi. Pensons à l’État islamique…

Échos littéraires :  Vos romans sont très visuels, presque cinématographiques. Avez-vous déjà envisagé une adaptation à l’écran ? Surtout que vous êtes très familier avec ce secteur ?

Pierre Laflamme : Bien sûr, c’est le rêve de tous les écrivains, tous les lecteurs/lectrices me disent que ces romans feraient d’excellents films ou télé série. Il est déjà très difficile de trouver un éditeur pour un roman. Alors, imaginer trouver au Québec ou au Canada, un producteur ou réalisateur avec les budgets nécessaires… Cela dit, la semaine dernière, un agent d’une société qui représente des artistes et des écrivains à New York m’a offert de me représenter auprès des maisons de productions pour le cinéma et la télé, il voit dans LE SANG DES CAILLOUX un potentiel énorme… Attendons de voir comment les choses se développeront… Je vous en aviserai si vous le souhaitez le cas échéant.

Échos littéraires : Le roman explore des thèmes profonds, comme la mémoire, le deuil, la quête de vérité ou la résilience. Quel message espériez-vous transmettre à travers ce roman ?

Pierre Laflamme : En réalité, je n’écris pas pour transmettre un « message ». L’idée est plutôt que les humains cessent de se battre… Quelle utopie ! Or, très souvent, ils partagent les mêmes valeurs, sinon semblables, et nous cherchons tout le bonheur de nos proches. Personne ne possède LA vérité sur Dieu ou Allah.

Échos littéraires :  À l’origine de la création des éditions : Pierre Laflamme Romans, votre constat sur le temps considérablement long que mettent les maisons d’édition à répondre aux envois de manuscrits. Pourquoi, à votre avis, c’est si long, et puis est-ce qu’un écueil comme celui-ci est de nature à freiner les jeunes auteurs qui veulent publier ?

Pierre Laflamme : Au dire des maisons d’édition, ils reçoivent trop de manuscrits et le public lit de moins en moins. Le lectorat est à 65 - 70 % féminins… Où sont les hommes ? Si vous n’êtes pas une personnalité publique de la télé, du cinéma ou de la politique, vous n’êtes pas considéré comme une valeur sûre par les éditeurs. De plus, le temps passé à lire les banalités véhiculées sur les réseaux sociaux a remplacé les livres. Naturellement, la difficulté de trouver un éditeur peut freiner les ardeurs de jeunes auteurs — auteures, mais la facilité de s’autoéditer, comble ce vide. Cependant, le travail important de l’éditeur consistant à analyser l’œuvre et à guider l’auteur est souvent escamoté… J’ai résolu ce problème en créant un comité de trois ou quatre personnes qualifiées pour lire, analyser l’œuvre et formuler des observations ou même des recommandations, ce dont j’ai toujours tenu compte. Il faut toutefois faire attention à ne pas choisir des amis complaisants…

Échos littéraires :  Vous avez déjà dit qu’en écrivant, vous faites aussi élargir les connaissances de vos lecteurs et lectrices, pour vous, écrire un roman, c’est partir à l’aventure – est-ce possible de connaître votre prochaine aventure ?

Pierre Laflamme : Oui, je crois que cela rend le roman plus intéressant. Personnellement, quand je lis un auteur, je veux qu’il m’apprenne quelque chose, par exemple un fait historique, ou les mœurs d’une région du monde. Mes romans véhiculent un contenu social et d’actualité. Le premier roman, LE TEMPS DES DÉRANGEMENTS, revenait sur la déportation des Acadiens (une tentative de génocide) au moment de la conquête par les Anglais en 1755. Le diptyque « Le sang des cailloux », « La lumière et les cendres » aborde respectivement les thèmes suivants : les conséquences tragiques du terrorisme, la radicalisation idéologique, et « Les oubliés de Dieu », le drame de l’exode humain, ainsi que la traite d’êtres humains. Pour ce qui en est du prochain roman, comme toujours, je suis l’actualité… et les fauteurs de troubles que sont Poutine, Netanyahou et le blondinet au sud du Canada…Une suite de LA LUMIÈRE ET LES CENDRES n’est pas exclue.…

Échos littéraires : merci infiniment pour toutes ces lumières.

Pierre Laflamme : Merci à vous, j’espère avoir répondu à toutes vos questions. 

Cordialement,

@tout le monde

DC True crime Mystery Club

 

19 août 2025 · 

 

​​Pourrais-tu te présenter à nos lecteurs et partager un peu ton parcours vers l’écriture ?

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu écrire. À l’adolescence j’écrivais de la poésie. Après des études en marketing et communication’ j’ai mis de côté cette ambition pour gagner ma vie. J’ai eu une vie professionnelle heureuse et très bien remplie. J’ai débuté dans le milieu du cinéma à la United Artist (fondée à l’époque par Charles Chaplin et May Pickford) pour la distribution des films. Plus tard, je suis passé chez des distributeurs canadiens où j’étais responsable de la sélection et des acquisitions de droits pour la distribution au Canada. Quelques années plus tard, j’ai reçu une offre de la télévision nationale Radio-Canada pour le service des relations internationales pour la vente des émissions à l’étranger. Cet emploi m’a permis de voyager tant en Europe qu’aux États-Unis.  Pendant toutes ces années, j’ai couvert des évènements comme le Festival de Cannes, le festival de Monte-Carlo, et le NATPE (National Association of Television Program Executives) aux É.-U. Finalement, j’ai reçu une offre d’emploi de Télé-Québec (PBS du Québec) pour développer les revenus publicitaires (22 ans).  Pendant toutes ces années, j’écrivais, je prenais des notes que je déposais dans un tiroir. Écrire, c’est un job à plein temps. Au moment de la retraite, mes collègues me disaient que j’allais m’ennuyer… Pas du tout, ai-je répondu, je vais écrire des romans… et jouer au golf. Depuis, j’ai publié quatre romans, et plusieurs de mes notes dans le tiroir ont servi à l’écriture du premier roman. Ma conception du roman est que le lecteur doit apprendre quelque chose. Mon premier opus (le temps des dérangements) raconte l’histoire d’un cinéaste qui veut produire un film sur la déportation des Acadiens, une tentative de génocide contre les Français des Anglais lors de la conquête de l’Amérique en 1756. On les chargeaient sur de vieux bateaux comme du bétail et ces bateaux dérivaient vers la nouvelle Angleterre. Certains se sont rendus jusqu’à la Nouvelle Orléans. Nos livres d’histoire parlent très peu de cette période et je croyais que c’était une bonne façon de ramener cette tragédie à l’avant-plan dans un contexte actuel. Dans chacun de mes romans, je cherche un contexte social, et faits très importants, l’histoire racontée est toujours fondée sur des faits vécus. Je raconte l’histoire à hauteur d’hommes, de gens ordinaires. Les super héros, ce n’est pas pour moi…

Qu’est-ce qui a d’abord inspiré l’idée de Le Sang des cailloux et La lumière et les cendres ?

   En 2007, mon épouse et moi sommes partis en voyage en Égypte, nous avions tous les deux beaucoup d’attirance pour     ce pays. C’était aussi à l’époque où Ben Laden, sous prétexte d’un projet religieux, développait un projet politique et son gang terrorisait la planète. Nous sommes revenus enchantés de notre voyage qui nous a permis de découvrir une autre culture et, chaque fois que je regardais les informations, je me disais que tous les musulmans n’étaient pas des terroristes. Bien sûr nous étions des touristes, mais nous avions été accueillis chaleureusement en Égypte. Je me questionnais à savoir comment un garçon, puis un homme pouvaient être entraînés sur le chemin de la violence. Je ne suis pas quelqu’un de particulièrement croyant et pratiquant, mais j’ai toujours eu beaucoup de respect pour ceux qui croient en Dieu, Allah, etc. À condition de ne pas imposer ses croyances par les armes. J’ai donc entrepris des recherches pour comprendre le cheminement de ces « soi-disant » soldats de Dieu et j’en suis arrivé à penser qu’il y avait une histoire à raconter qui souvent n’avait rien à voir avec ce que les quotidiens ou les bulletins d’information nous racontaient pour faire du sensationnalisme. La plupart des journalistes étaient mal informés et racontaient n’importe quoi. Écrire un roman m’est apparu comme une façon de corriger le tir… pour ceux qui le liraient éventuellement. Pendant l’écriture est survenu le soulèvement du peuple égyptien contre le gouvernement Moubarak qui créait un contexte de roman incroyable. J’ai écrit des scènes avec des images en direct de la place Tahir sur le deuxième écran de mon ordinateur. Je ne pouvais pas écrire un roman dont l’action principale se déroule en Egypte, sans faire références à sa culture et son passé. De plus, depuis l’adolescence, j’ai toujours été fasciné par la civilisation égyptienne et l’histoire des pharaons. Je ne pouvais écrire un roman sur l’Égypte sans le teinter de son riche et monumental passé culturel. La lumière et les cendres est donc la suite du Sang des cailloux, qui racontait l’histoire de Faysal et comment il avait été embrigadé dans une cellule terroriste. J’ai réfléchi longtemps à écrire une suite, mais je ne trouvais pas le fils conducteur. Mais en 2013, quand les Égyptiens sont retournés sur la place Tahir pour renverser le gouvernement Morsi (démocratiquement élu) la suite s’est imposée.  Avec La lumière et les cendres, j’ai pensé raconter Fadilah, qui croit en un islam des lumières (on parle plus souvent des hommes que des femmes arabes.), ainsi que la suite et les conséquences de la révolution de 2011. Que devenait la famille et que devenait Fadilah alors qu’elle réalise que la brigade Salâh Ad-Dîne à laquelle avait adhéré Faysal menace par un attentat de déclencher une guerre sur tout le Moyen-Orient ? À qui en parler, vers qui se retourner, si ce n’est vers son ancien professeur d’égyptologie et celle qu’elle croit son amie: Aïcha ! Qui est véritablement Aïcha ?

Tes romans équilibrent histoire, suspense et conflit moral. Comment abordes-tu l’art de tisser ces fils ensemble ?Comme je l’ai dit précédemment, mes romans sont inspirés de faits vécus pour humaniser l’histoire que je raconte. Si je parle d’un pays ou d’une région, je fais énormément de recherche sur Internet, je visionne des heures de documentaires. Par exemple, pour le roman God’s forgotten one, qui raconte l’odyssée de deux hommes et une femme qui fuient l’Érythrée à travers le désert pour atteindre l’Europe, j’ai consulté des sites comme médecins sans frontière pour recueillir des témoignages des migrants, pour connaître leur vécu, leur cheminement. Je cherche à créer un milieu de vie où le lecteur peut se retrouver, j’essaye, je dis bien j’essaye d’anticiper ses questions. Pour le sang des cailloux j’avais en ressources plus 700 sites internet, vidéos et documentaires en mémoire sur mon ordinateur. Je nÉglige aucun détail. Le présent est la somme du passé, et pour comprendre, il faut connaître le vécu.

  • Tes livres ont d’abord été écrits en français avant d’être traduits. Qu’est-ce que ce processus t’a appris sur la langue, la narration ou même sur ton propre travail ?

  • Quelle que soit la langue, une histoire est une histoire, si elle est écrite avec honnêteté, cœur et simplicité, elle se raconte dans toutes les langues. Je ne cherche pas à gagner des prix littéraires avec un vocabulaire recherché et une syntaxe inutilement compliquée pour intéresser les puristes de la littérature, mais tout simplement à intéresser les lecteurs avides de bonnes histoires.

  • Comment as-tu vécu la réception du Prix spécial du jury à Fondcombe ? Est-ce que cela a changé ta vision de ton parcours d’écrivain ?

  • J’avoue avoir été agréablement surpris. Écrire un roman c’est partir à l’aventure et on ne sait pas toujours où nous mènera cette aventure. Chemin faisant, on fait toutes sortes de découvertes non seulement sur le sujet qui nous occupe, mais aussi sur soit, sur nos opinions. Le prix fondcombe est un concours destiné aux auteurs indépendants qui ne sont pas associés à une maison d’édition. J’ai donc inscrit le sang des cailloux pour avoir une idée sur la qualité de mon travail, avoir une opinion autre que de ceux des amis qui cherche toujours à être gentils pour t’encourager. Étonnamment, trois ans plus tard, j’ai soumis God’s forgotten ones et le roman c’est aussi classé deuxième. Peut-être que je devrais demander un passeport français…

  • Beaucoup de nos membres aiment en savoir plus sur le processus d’écriture. Quelle partie trouves-tu la plus gratifiante, et laquelle la plus exigeante ?

  • Définitivement la recherche. Avec tout ce qu’on y apprend et découvre mais je dois faire attention de ne pas m’emballer et de ne pas créer des longueurs. Le plus exigeant c’est de maintenir l’équilibre et le rythme. Quand on écrit sur un sujet aussi délicat que le Moyen-Orient, il n’appartient pas à l’auteur de prendre parti, il est important que les personnages mettent en lumière tous les les points de vue. Transmettre le fruit de cette recherche en l’intégrant de façon fluide à l’histoire sans avoir l’air professoral. 

  • Quels sont les auteurs ou les œuvres qui t’ont influencé ou inspiré ?

  • Il y a plusieurs écrivains québécois qui sont inconnus dans le marché anglophone. L’ œuvre de John Irving m’impression beaucoup pour son humanité. Particulièrement, «The ceder house rules», c’est un roman profondément humain qui a été adapté au cinéma avec une très grande justesse. L’auteur s’est d’ailleurs mérité le oscar de la meilleure adaptation cinématographique en 2000.

 

  • En regardant vers l’avenir, as-tu de nouveaux projets ou idées que tu aimerais partager ?

  • Ces derniers mois, j’ai été loin de mon clavier. Nous avons vendu la grande maison l’automne dernier et aménagé dans une nouvelle maison à la mi juin. Tout ce branle-bas de déménagement et d’aménagent à créer de la fatigue et un peu de stresse. Ça m’a permis de prendre une petite vacance , du recul et de réfléchir au prochain roman tout en gardant un œil sur l’actualité. Maintenant, le quotidien reprend son cours normal. Je n’ai pas encore fixé mon choix, mais avec ce qui se passe en Iran, une suite n’est pas à écarter quand vous lirez la lumière et les cendres, vous comprendrez…

  • Où les lecteurs peuvent-ils trouver tes livres et suivre ton parcours en ligne ?

  • Au Québec, mes romans sont disponibles dans toutes les librairies et plusieurs bibliothèques en on fait l’acquisition.Vous pouvez commander également sur Amazon.​ Merci.​

@tout le monde

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