Trump et l’ombre d’Hitler : quand la démocratie vacille
- Pierre Laflamme

- 9 oct. 2025
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Deux noms, deux siècles, un même vertige du pouvoir. Hitler rallumait la flamme d’une Allemagne humiliée ; Trump celle d’une Amérique vexée. Chacun promet la grandeur perdue, chacun désigne un coupable : les Juifs pour l’un, les migrants, les juges et les journalistes pour l’autre. Sous leurs mots, la démocratie n’est plus un cadre, mais un obstacle.
Hitler contrôle la radio et les stades. Trump règne sur les écrans, Twitter et les foules virtuelles.Les mensonges circulent plus vite que la vérité, et les cris couvrent les faits. Le Reichstag brûle hier, le Capitole vacille sous l'assaut du peuple le 6 janvier. Dans les deux cas, la foule croit défendre la liberté — alors qu’elle ouvre la porte à l’autoritarisme.
Trump transforme la colère en arme, le doute en stratégie, l’humiliation en spectacle. Il teste les limites du système, joue avec la justice, défie la presse, les universités et réclame la loyauté avant la vérité. Son regard fixe les foules comme Hitler fixait ses tribunes : il cherche non l’adhésion, mais la ferveur.
L’histoire ne se répète pas, mais elle a une mémoire courte.
Chaque fois que le mensonge devient spectacle, la démocratie s’endort.Et quand elle se réveille, il est souvent trop tard : la foule applaudit encore pendant que la liberté s’éteint.





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